Sélection Semaine VIII

// Rendez-vous
Beyrouth Ô Beyrouth, soirée de projections

« Beyrouth ô Beyrouth, c’est le titre du film du cinéaste libanais Maroun Bagdadi réalisé en 1975, juste avant le début de la guerre civile libanaise. Ce film a longtemps été considéré comme une prémonition à la tragédie libanaise.
Les vidéos sélectionnées pour cette soirée sont celles de jeunes artistes libanais ayant eux-mêmes vécu la guerre. Cette génération d’artistes est imbibée de l’expérience tragique de la guerre civile qui a débuté en 1975, néanmoins ils ne cherchent pas à aborder ce sujet de manière frontale et historique. Ils ont su construire une nouvelle forme d’écriture vidéographique, inspirée de leur vécu, de leurs histoires personnelles et de l’architecture chaotique  constamment en devenir de cette ville. Les vidéos de Shirin Abou-Shaqra, Mounira Al Solh, Marwa Arsanios, Ali Cherri, Ghassan Halawani et Raed Yassin nous plongent dans des univers variés teintés d’humour et de tendresse. »
Une sélection de films par Sirine Fattouh.  Centre Pompidou, 26 mai à 20h.
© Ghassan Halawani

// Lecture en cours
Beyrouth, la brûlure des rêves

« Sept fois détruite et sept fois reconstruite, Beyrouth se réveille chaque matin comme si elle venait de naître. Une résistance sourde, organique, semble s’opposer à toute tentative d’ordonnancement. Ville insouciante, échevelée, avec ses nuits blanches, ses couleurs criardes, sa boulimie. Ville irresponsable, où se croisent sans se voir les rescapés des utopies d’hier, les nostalgiques de l’islam, les nouveaux riches et les miliciens devenus hommes d’affaires. Au milieu d’un décor délavé, on s’y égare à la recherche de mythes dont on ne retrouve plus les signes : représentations lyriques d’un éden d’avant-guerre ou images macabres de la violence déchaînée.
Tout semble avoir été dit sur Beyrouth. Alors, c’est la tête vide et le cœur grand ouvert qu’il faut aller à sa rencontre. Et soudain, dans cette ville qui ne ressemble plus à rien à force de s’être brûlée à l’imaginaire des autres, se révèle un des défis de cette fin de siècle : inventer, avant qu’il ne soit trop tard, des espaces ouverts à la pluralité des appartenances, où l’expression des différences ne remette pas, à chaque fois par terre, les bases de la convivialité. » Jade Tabet.
Dirigé par Jade Tabet. Contributions de Adonis, Omar Boustani, Jacques Liger-Belair, Amin Maalouf, Samir Kassir, Elias Khoury

// Film
The One Man Village de Simon El Habre


Synopsis : « Semaan mène une vie tranquille dans sa ferme de Ain el-Halazoun, village chrétien de la montagne libanaise, complètement détruit puis vidé de ses habitants durant la guerre civile de 1975-1990. Simon El Habre observe la vie de son oncle, personnage excentrique et sympathique, dans ce village fantôme où les habitants ne reviennent que sporadiquement pour cultiver leurs lopins de terre. Pourquoi malgré leur attachement profond à ce lieu, ne sont-ils jamais revenus s’y installer ? »
Article dans l’agenda Culturel : Simon El Habre, un monteur de mémoire


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